2 x OUI à une région qui bouge le 29 novembre 2009
La vérité sur le nombre de frontaliers (suite), mais pas seulement…
Chose promise, chose due. J'avais annoncé à la fin d'octobre 2009 mon intention de fournir toutes les indications factuelles dont je pourrais disposer sur la présence des frontaliers dans les institutions publiques genevoises (voir "SIG et les frontaliers: Stauffer ment ou a la mémoire courte" http://pierreweiss.blog.tdg.ch/archive/2009/10/30/sig-et-les-frontaliers-stauffer-ment.html).
Voici aujourd'hui les résultats d'une moisson qui dépasse largement celle des SIG. Ils concernent l'Etat, les HUG, la FSASD, l'HG, les TPG et, pour mémoire, SIG. Ce ne sera pas la dernière de cette législature. Lire la suite »
Tunnel sous Vésenaz : aide-toi et le canton t’aidera !
Une modeste tranchée couverte (570 mètres) pour le réseau des routes cantonales genevoises, mais un signe fort de solidarité avec les habitants des communes subissant un lourd transit quotidien de véhicules. Leur qualité de vie, leur sécurité ne peuvent laisser indifférent. Hier Carouge, aujourd’hui Collonge-Bellerive, demain Meyrin, le Grand-Saconnex, mais aussi Chancy. Tel est l’enjeu supra-communal de ce court tunnel routier, soutenu par nombre de maires de tout le canton, qui est soumis aux citoyens d’ici au 29 novembre 2009. Lire la suite »
MINE de rien, ‘faut ARRÊ-ter !!!
Beaucoup de bonnes raisons ont déjà été avancées pour voter contre l’”initiative contre les minarets” (attention de ne pas nous tromper en votant!): ouverture, tolérance, laïcité, droits humains, égalité de traitement, respect des minorités – j’en passe et des meilleurs – toutes teintées d’angélisme et de considérations éthiques ou morales parfaitement louables mais qui n’émeuvent en aucun cas les initiants et leurs sympathisants. Il y a toutefois un argument auquel ils seront certainement sensibles: le ridicule. D’une certaine manière, les initiants nous ont déjà ridiculisés en nous imposant de nous prononcer sur un tel sujet. Il nous reste toutefois un moyen de nous en sortir la tête haute: celui qui consiste à rejeter massivement cette initiative en reportant ainsi le ridicule sur les initiants: une variante du thème de l’arroseur arrosé cher au cinéma muet. Puis nous pourrons enfin passer à des sujets importants: relance économique, rétablissement de la sécurité, construction de logements, traversée du lac…
CEVA ou la bataille du rail
Œuvrer au développement de Genève pour les Genevois, pour qui est d’abord fait le CEVA, ou maintenir un réseau ferroviaire incomplet, au détriment tant de la qualité de vie de chacun que des besoins des entreprises. Tel est le véritable enjeu qui s’offre aux citoyens de ce canton appelés à trancher, d’ici au 29 novembre 2009, entre, d’une part, un projet réaliste et financé et, d’autre part, une esquisse irréaliste, sans le moindre appui officiel, dite du « barreau sud », qui est présentée abusivement comme un contre-projet. Le premier n’empêchera pas des améliorations ultérieures, comme une liaison directe entre Champel et Cointrin ; le second n’est en fait qu’un barreau dans les roues du futur RER, débouchant dans les champs de cardons de Bardonnex ! Comme prise en compte des intérêts des habitants de l’agglomération, on a vu mieux. Lire la suite »
Pour une Genève ambitieuse et ouverte
Au-delà du prochain discours de Saint-Pierre, il incombera au futur gouvernement de proposer une vision d’avenir aux Genevois. Quelle Genève voulons-nous bâtir pour les prochaines décennies? Sur quelles valeurs fonder cette évolution? Quelle place pour Genève au sein de la Suisse et de la région?
La prospérité et la qualité de vie dont nous jouissons à Genève reposent sur notre capacité à offrir des emplois de qualité et à créer des richesses, grâce à des décisions fondatrices telles que celle d’accueillir la Société des Nations à Genève en 1919 ou celle, la même année, de construire l’aéroport. Notre situation privilégiée est fondée sur notre place financière, nos industries, la Genève internationale et notre environnement naturel. Or, ces atouts ne sont pas éternels. Si nous devons les défendre fermement, nous devons tout mettre en œuvre pour doter Genève de nouveaux points forts, de nouvelles perspectives. Lire la suite »
Le 29 novembre, ne manquons pas le train! Votons oui au crédit complémentaire du CEVA
Genève se trouve, à nouveau, face à un choix pour son avenir, entre repli et ouverture. Après la votation référendaire sur l’extension de l’OMC, et avant celle sur le développement du périmètre Praille-Acacias-Vernets, nous sommes appelés à nous prononcer le 29 novembre prochain sur le CEVA, plus précisément sur la part cantonale d’un crédit complémentaire nécessaire à sa construction. Lire la suite »
Formation des enseignants: 3 ans ou 4 ans? 3 ans et 4 ans!
Faut-il, pour nommer les enseignants genevois, une formation de 3 ans (BA, tel que la dispensent les Hautes écoles pédagogiques - HEP - de Suisse) ou une formation de quatre ans, comme le faisait à ce jour l'université de Genève ?
Après plusieurs années de réflexion, de nombreuses auditions, des positions de départ éloignées, les députés de la commission de l'enseignement supérieur ont réussi la quadrature du cercle. Ce sera 3 ans, avec un BA pour les diplômés des HEP suisses, ET 4 ans avec un BA + un certificat complémentaire d'un an pour les diplômés de l'université de Genève. Non pas que la formation genevoise soit plus lente pour arriver au même résultat, mais parce que sa nature universitaire la rend, à tort ou à raison, différente.
Il aurait été inacceptable que cette solution ne fût pas retenue pour les diplômés des HEP. Il en va d'un espace suisse de formation comme de la reconnaissance de la qualité de la formation des autres hautes écoles suisses.
Il aurait été souhaitable qu'elle le fût aussi pour les diplômés genevois, du moins pour une partie de la commission de l'enseignement supérieur. D'où une solution subtile: les étudiants qui auraient une connaissance attestée de l'allemand et/ou de l'anglais, bientôt enseigné dès la 5ème année primaire, ou encore d'autres disciplines enseignées enseignées à l'école primaire pourront voir la durée de leur cursus raccourcie. De 4 ans, on glisse aussi vers 3 ans à Genève. Le règlement - ah le règlement ! - en précisera les modalités.
Certes, il y aura des Genevois qui iront à Lausanne ou St-Maurice pour faire leurs études en 3 ans, comme des Valaisans ou des Vaudois qui voudront suivre leur formation à Genève en 4 ans. Pour différentes raisons. Les uns parce que la durée plus courte les séduit, les autres parce que l'université les attire. Le futur nous montrera quelle tendance l'emportera. J'ai d'ailleurs personnellement souligné cette possibilité/ce danger/cette chance pour les uns comme pour les autres en commission.
Je me réjouis de pouvoir contribuer à expliquer les enjeux de ce projet de loi à la population, puisqu'un député MCG a déjà annoncé un référendum. Piquant. C'était quasiment la première fois qu'il s'exprimait depuis 4 ans. Enfin, pour autant que son mouvement recueille les signatures nécessaires.
Dulcis in fundo: je me réjouis le cas échéant du pourcentage encore plus élevé d'acceptation pour cette loi, après la victoire du contre-projet sur le CO.
NB: la question de la formation des enseignants secondaires, identique pour le cycle et le collège, méritera que l'on y revienne au cours de la nouvelle législature.






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