Archives mensuelles: juillet, 2009
L’AI doit faire le ménage avant de nous demander une hausse de la TVA!
L’assurance-invalidité (AI) vise à garantir les moyens d’existence aux personnes invalides, que ce soit par des prestations en nature (mesures de réadaptation) ou par des prestations en espèces (rentes ou allocations). Une personne invalide est une personne présentant une infirmité, un handicap physique ou mental, limitant ou empêchant totalement sa capacité de travail ou son [...]
La Ville fait main basse sur la liberté d’entreprendre
Présidente de la Fédération du commerce genevois, j’ai de la peine à comprendre les mesures prises par la Ville à l’encontre de petites PME, voire d’artisans que sont les glaciers installés depuis des lustres sur nos quais. Ces commerçants participent à l’animation de notre rade, ravissent les genevois et les touristes. Ils sont là de mars à fin octobre pour notre plaisir.
Pour cela, ils sont appelés à gérer une entreprise, ils ont créé des emplois et offrent à chaque saison des jobs d’été aux étudiants qui en sont friands. Ils ont aménagé des infrastructures qui ont des coûts et sont satisfaits des nouveaux pavillons choisis par la Ville et installés dès 2010.
Il est important de souligner que l’aménagement des pavillons sera entièrement à la charge des exploitants, en plus du loyer élevé qu’ils paieront à la Ville, tout cela pour un bail d’une durée de 5 ans uniquement et non renouvelable ! De surcroît les baux seront attribués à des personnes physiques, alors qu’il est naturellement conseillé de nos jours de créer des entreprises en Sàrl pour des raisons fiscales lors de la revente de l’entreprise.
Mais de qui la Ville se moque-t-elle ? Est-ce une façon de procéder vis-à-vis de PME artisanales genevoises qui paient leurs nombreuses taxes, y compris la taxe professionnelle, dont la Ville est si gourmande. Elle n’a aucun respect pour ces commerçants qui passent certainement plus de temps à remplir des tâches administratives tellement la bureaucratie de notre cité est lourde de conséquence pour les PME.
Ces nouvelles mesures me font regretter d’avoir accepté de retirer le référendum lancé contre les « ferazzinettes » pour lequel la Fédération du commerce genevois était partie prenante. Oui la Ville a tenu ses promesses, les « barcelonettes » seront moins coûteuses que les « ferazzinettes » !
Mais la Ville aujourd’hui fait main basse sur la liberté d’entreprendre et n’en a que faire de l’investissement des PME genevoises qui représentent le 99 % du tissus économique local.
Fabienne Gautier, députée
Présidente FCG
Partenariat Public-Privé pour la traversée de la rade
La construction d’une traversée de la rade serait un investissement considérable pour l’Etat de Genève, déjà lourdement endetté. Pour résoudre cette difficulté, il conviendrait de faire appel à des acteurs privés sous la forme d’un Partenariat Public-Privé (« PPP ») pour assumer les coûts de cet ouvrage.
Faculté d’adaptation
Habiter en ville n’est pas donné à tout le monde: loyers exorbitants,…
La guerre des transports serait-elle déclarée ?
Suite aux multiples perturbations de trafic dues entre autre au chantier du tram Cornavin-Onex-Bernex (TCOB), voilà que le Conseil d’Etat à majorité rose-verte nous annonce la fermeture provisoire d’une voie de circulation sur le pont du Mont-Blanc pour l’attribuer aux transports publics et aux taxis. Le raisonnement du Conseil d’Etat et de son office de [...]
IVLI CAESARIS COMMENTARIORVM DE BELLO GALLICO LIBER PRIMVS
… Apud Helvetios longe nobilissimus fuit et ditissimus Orgetorix. Is M. Messala, [et P.] M. Pisone consulibus regni cupiditate inductus coniurationem nobilitatis fecit et civitati persuasit ut de finibus suis cum omnibus copiis exirent: perfacile esse, cum virtute omnibus praestarent, totius Galliae imperio potiri. Id hoc facilius iis persuasit, quod undique loci natura Helvetii continentur: una ex parte flumine Rheno latissimo atque altissimo, qui agrum Helvetium a Germanis dividit; altera ex parte monte Iura altissimo, qui est inter Sequanos et Helvetios; tertia lacu Lemanno et flumine Rhodano, qui provinciam nostram ab Helvetiis dividit. His rebus fiebat ut et minus late vagarentur et minus facile finitimis bellum inferre possent; qua ex parte homines bellandi cupidi magno dolore adficiebantur. Pro multitudine autem hominum et pro gloria belli atque fortitudinis angustos se fines habere arbitrabantur, qui in longitudinem milia passuum CCXL, in latitudinem CLXXX patebant. …
La constitution de Helena… et celle de Genève
Helena, dans les Rocheuses, à deux pas du Canada, est aujourd’hui une obscure bourgade. Dire qu’en 1888, elle comptait 50 millionnaires en dollars de l’époque, ce qui représentait la plus forte concentration au monde ! Un an plus tard, elle devenait même la capitale du 41ème Etat à avoir rejoint les Etats-Unis d’Amérique sous la devise « Oro y Plata ». Or et argent, deux des ressources naturelles qui firent la fortune de certains colons.
Sur le plan constitutionnel, le Montana est moins riche de réussite initiale. Ce Territoire, qui avait même fait partie de l’immense Louisiane française, aurait dû avoir une constitution dès 1866, mais le texte se perdit avant d’arriver chez l’imprimeur…
Un deuxième essai de texte fondamental, en 1884, n’eut pas beaucoup plus de chance. Le Congrès, à Washington, traina même cinq ans, pour des raisons farfelues, à admettre le Montana dans l’Union et à entériner une troisième version. Vaille que vaille, cet Etat dont la fièvre aurifère et la notoriété adjacente retombèrent vite, réussit à s’en satisfaire pendant près d’un siècle.
En 1972, toutefois, le besoin de le rajeunir se fit sentir aux citoyens de cet Etat des Rocheuses, grand comme neuf fois la Suisse et peuplé de moins d’un million d’habitants. Cette fois-ci, en revanche, les choses se passèrent avec une facilité déconcertante.
Comme en Suisse, en effet, chacun des Etats de l’Union a sa propre constitution. Sauf que les modalités de révision ne sont pas directement transposables. Ce qui ne les empêche pas de susciter un certain intérêt, voire une certaine envie… Pour les leçons, on repassera, car « y en a point comme nous ».
Un des quarante constituants survivants de l’expérience de 1972, interrogé par un grand reporter du Figaro en voyage dans l’Amérique d’Obama, raconte fièrement son épopée dans l’édition du 15 juillet 2009. « Notre groupe (de 100) comportait des médecins, des fermiers, des journalistes, aucun avocat, homme de loi ou élu. Nous nous sommes enfermés dans le capitole de Helena. Nous avions cent jours pour réussir. Nous avons fini en cinquante-six jours, et remboursé à l’Etat quarante-quatre jours de frais. Nous avons écrit la constitution la plus achevée, la plus moderne, de tous les Etats de l’Union ». Et de fait, le peuple du Montana, le 6 juin 1972, adopta ce texte[1] par le biais du référendum 68.
A Genève, comparaison n’étant pas raison, les 80 constituants élus l’an passé ont encore trois ans pour réussir à rédiger leur devoir. Ils ont d’ailleurs en toute liberté choisi pour y parvenir trente-trois ordinateurs portables de la marque à la pomme, à 2279 francs l’unité, et quarante-sept portables d’une marque standard, à 1436 francs. Ils bénéficient aussi, au passage, de l’appui de onze assistants (à mi-temps), un par groupe d’élus, et de six collaborateurs administratifs.
Ils ne ménageront au demeurant pas leur peine, ce dont les Genevois devraient leur savoir gré. C’est ainsi qu’en 2010, selon leur première proposition de budget, ils pourraient tenir jusqu’à 24 séances plénières, 48 séances pour les 5 commissions, à quoi il faut ajouter 6 séances de la commission du règlement, au cas où les premiers mois passés à son adoption devraient en montrer des imperfections, 15 séances de rédaction, 15 séances de coordination, 4 séances de contrôle financier, 42 séances de bureau plus 10 séances entre le bureau et les chefs de groupe, 50 séances des quatre co-présidents, et enfin 10 séances de communication. Soit un total de 224 séances de 2 heures ou 448 heures pour cette seule année[2]. Sans compter les mandats attribués à des experts extérieurs de nature administrative et technique, les séminaires, les invitations, les manifestations et réceptions, etc.
Bref, constituant pendant quatre ans, cela exige temps et attention. C’est même un métier qui ne s’improvise pas. Le nombre de démissions en témoigne malheureusement déjà. Peut-être eût-il fallu, pour les éviter, enfermer les constituants genevois dans la salle du Grand Conseil pendant cent jours, comme à Helena ? Pour sûr, l’attrait du Lac, du chalet dans les Alpes ou de la résidence en Provence n’aurait pas manqué d’accélérer les travaux… Et de diminuer le coût de l’exercice.
Avec ou sans incidence sur la qualité du texte soumis au peuple ? Ceci est une autre histoire. Mais la responsabilité des élus locaux, qui disposent de conditions de travail sans égales, en est d’autant plus grande.
Pierre Weiss
(Commentaire paru dans Entreprise romande du 24 juillet 2009)
[1] Disponible sur internet à l’adresse http://leg.mt.gov/css/Laws%20and%20Constitution/Current%20Constitution.asp
[2] On peut estimer le temps passé par les constituants du Montana à 448 heures (56 jours de 8 heures). La même chose qu’en une année à Genève. Mais sans le concours d’hommes de loi.
Le sentiment d’insécurité chez les jeunes femmes
Le sentiment de pouvoir vivre en liberté et en sécurité est un atout majeur de notre démocratie. Cependant, nous n’exerçons pas cette liberté dans un environnement sûr et exempt de tout danger, c’est pourquoi la sécurité est légitimement une préoccupation dans notre société contemporaine. En outre, la presse nous livre quotidiennement des articles témoignant d’une [...]
Le renvoi des diplômés étrangers (non européens) est-il une aberration économique?
Selon la Tribune de Genève du 15 juillet 2009, le député PDC Guillaume Barazzone se bat depuis deux ans pour empêcher le renvoi des hauts diplômés étrangers dont la Suisse a financé les études, renvoi qu’il considère comme une aberration politique, économique et scientifique. Une initiative parlementaire de l’élu vaudois Jacques Neirynck (lui aussi PDC) [...]
Le logement à Genève: les problèmes sont à la source
Tout le monde s’accorde sur la nécessité de construire davantage afin d’améliorer l’offre de logement à Genève, qui expérimente depuis quelques années maintenant des taux de vacance inférieurs au seuil de pénurie, fixé par pratique administrative.On entend ici et là qu’il faut déclasser de nouvelles zones agricole et villa, limiter les oppositions des personnes ou [...]


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