La peur pour la Poste : mauvais message

Le remplacement brutal du président du conseil d’administration de la Poste, Claude Béglé, par l’ancien directeur de l’Union patronale suisse, Peter Hasler, un expert en rapports de forces helvétiques, ne changera rien au fond du problème : le Géant jaune doit s’adapter à un marché en mutation pour cause de tsunami technologique. Tout retard se paiera comptant.

 

Pour ce faire, les autorités ont la responsabilité de faciliter sa tâche en lui évitant les sources de déficit et en en précisant la stratégie. Quant aux citoyens, ils auront à écrire le ou plutôt les derniers mots. L’issue est loin d’être évidente, car les ennemis de la libéralisation du marché postal n’ont de cesse d’instiller la peur du changement. Rappel : en avril 2002, l’initiative de la gauche « Services postaux pour tous » n’avait échoué que d’un fil (49,8% de oui, 9 cantons et demi en sa faveur). 

 

Les conservateurs postaux jouent d’ores et déjà sur deux tableaux. Le parti socialiste a lancé, en décembre 2009, une nouvelle initiative « Pour une poste forte ». Son but est de saison : la glaciation du réseau postal. Conscient de son coût, il propose de le couvrir par deux biais. D’une part, grâce à une banque postale, une idée qui hérisse notamment les banques cantonales. D’autre part, par le monopole des lettres qui est en train de devenir une « Schweizerei », une curiosité en comparaison des pratiques de maints pays développés.  

 

Or, ce monopole, qui coûte fort cher aux clients, est le point central de la révision de la loi sur la Poste, actuellement en discussion aux Chambres fédérales. Selon leur décision, il pourrait aussi faire l’objet d’un référendum de la gauche. Pour cette raison, la commission du National temporise. Moritz Leuenberger devrait lui proposer, d’ici à mi-mai 2010, de nouveaux scénarios basés sur les conséquences financières de sa suppression.

 

Et aussi des chiffres enfin exacts sur les recettes provenant des autres domaines d’activités de la Poste. Nul doute que les opposants de la libéralisation contesteront, par exemple, la réalité du coût minime du réseau des offices postaux dans les régions périphériques. Car en en gonflant l’importance financière, les syndicats en ont fait un mythe pour justifier leur maintien. La Poste est dorénavant mise au défi de briser ce secret postal !

 

Au passage, une étude, publiée par l’Autorité de régulation postale, vient de démontrer que les conditions de travail des entreprises privées actives dans le domaine des colis postaux sont souvent supérieures aux exigences minimales de la loi sur la poste[1]. Un autre mythe syndical s’effondre.

 

Bref, le futur des entreprises postales devrait apporter de bonnes nouvelles. Pour les clients comme pour leurs employés. A condition de poursuivre dans le chemin libéral tracé par le socialiste Ulrich Gygi, ancien directeur général (socialiste) de la Poste publique. 

(Editorial paru dans Entreprise romande du 5 février 2010)

De l’éthique en politique

Est-ce que un homme politique peut utiliser n’importe quel débat de société pour marquer des points. N’y a-t-il pas des sujets trop fragiles, des équilibres trop sensibles, des libertés trop chèrement acquises auxquels il ne devrait pas toucher ? Un parti qui se veut gouvernemental ne devrait-il pas s’imposer une sorte d’éthique dans sa propagande politique ?

 Ces questions sont d’actualité suite à la campagne sur l’initiative anti-minaret. En effet, l’article constitutionnel proposé était un leurre. Il portait exclusivement sur la question de savoir si la Suisse devait tolérer que des minarets soient construits sur son territoire. Pourquoi cette question devait être posée à la population suisse ? Est-ce qu’il y a eu ces récentes années beaucoup de constructions de minarets ? Non. Est-ce qu’il y a pléthore de demandes d’autorisation de construire ? Non.  Quelle est donc la raison de ce soudain intérêt pour la forme architecturale d’un édifice religieux ? La raison est à chercher dans le jeu politique. Un parti politique, en l’espèce l’UDC, y a vu une façon de capitaliser sur une peur de la population suisse à l’égard du monde musulman et d’engranger des suffrages aux prochaines élections. Les conséquences en Suisse et à l’étranger d’un tel vote n’ont pas été prises en considération, seuls les résultats électoraux futures étaient important.

 Or, en faisant voter l’interdiction des minarets, les initiants et les partis qui les ont soutenus se sont attaqués à ce qui fait la Suisse. Notre pays a bâti son Etat fédéral sur les principes de l’liberté religieuse, de non discrimination du fait de la race ou de la religion comme en témoignent les constitutions de 1848, 1874 et 2000. Ces droits fondamentaux, et la paix religieuse qui en a découlé, ont été difficiles à atteindre. Notre pays a par exemple connu une dernière guerre – civile – dont les lignes de fractures étaient religieuses.

Ainsi, le sujet religieux est par excellence un thème de conflit qui doit être manié avec retenue dans les joutes politiques. Si une communauté religieuse se sent discriminée, c’est l’intégration de ses membres qui est rendue plus difficile ; c’est potentiellement de la frustration, du rejet puis du communautarisme qui en naît. S’attaquer à la liberté religieuse, c’est porter atteinte au noyau dur de notre démocratie suisse et mettre en péril tant notre réputation international que notre sécurité. Il n’est donc pas responsable de jouer avec ces sujets pour obtenir des petits avantages de politiciens.

 Un homme politique ne devrait pas prêter sa voix ni son éventuelle réputation pour défendre une initiative qui discrimine et stigmatise un groupe religieux. Dans un domaine aussi sensible, on attendrait d’un politicien responsable qu’il laisse pour quelques instants de côté le jeu politique, les phrases simplistes et manichéennes et qu’il se fasse pédagogue pour expliquer le monde et ses réalités complexes pour éviter que la peur – mauvaise conseillère – guide les votes des citoyens.

Paru dans la Tribune de Genève, le 29 janvier 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE

L’Union fait la force : les jeunes libéraux et les jeunes radicaux genevois fusionnent et créent les jeunes libéraux-radicaux genevois

Le vendredi 22 janvier 2010, les jeunes libéraux et les jeunes radicaux du canton de Genève ont pris la décision de dissoudre leurs associations respectives et de créer une association commune sous la dénomination « jeunes libéraux-radicaux genevois ». Lire la suite »

La psychologie des arnaques nigérianes

singh-ashwani-k.jpgÇa existe depuis plus de 30 ans et c’est vrai qu’au début, lorsque c’était encore tout nouveau, beaucoup de personnes que l’on croyait pourtant intelligentes sont tombées dans le panneau, victimes de leur naïveté et de leur cupidité. On commence par vous envoyer une lettre en se réclamant proche du ministre du pétrole d’un pays africain, déchu lors d’un coup d’état, mais disposant toutefois de 100 millions de dollars non déclarés et cherchant l’aide d’un “consultant” pour les recycler, moyennant des honoraires de 7% de la somme. (suite)

Les PACA – Vous n’avez pas oublié quelque chose?

singh-ashwani-k.jpgEn consultant la carte des multiples “Périmètres d’Aménagement Coordonné d’Agglomération (PACA)” de la région franco-valdo genevoise (ci-dessous), n’êtes vous pas frappés par quelque chose? Comme l’aurait dit l’inspecteur Colombo s’il avait dû interroger les services d’urbanisme responsables de la conception de ces projets d’aménagement, ” j’ai juste encore une toute petite question qui me turlupine, un tout dernier petit détail, probablement sans aucune importance: pourquoi vous y n’avez pas mis la traversée du lac et l’autoroute de contournement “est”? On imagine le sourire crispé du coupable, déstabilisé, dont on sait qu’il sera prochainement démasqué et dont cette question représente le début de la descente aux enfers. (lire la suite)

Les taxis voisins à la rescousse, en deux temps, trois mouvements !

Quelques taxis ont débrayé ce matin à Genève. S'ajoutant à la grève qui affecte l'aéroport international de Genève, et quelles qu'en soient les raisons, cette perturbation fait désordre. Pour une ville internationale, fière à juste titre de sa vocation et de sa tradition d'accueil, toutes les voies doivent être explorées pour trouver des solutions permettant à Genève d'offir des services dignes de son rang.

On ne peut en particulier évacuer l'hypothèse qu'un jour, les perturbations pour ce service public ne soient plus graves. La responsabilité des élus est en tout cas de se préparer à cette éventualité. Dans le cadre de la révision de la loi sur les taxis qui permet, dans ses dispositions actuelles, des commandes de service préalables pour des taxis extérieurs au canton, on pourrait imaginer, dans le futur, à titre exceptionnel, face à l'urgence, d'élargir le rayon géographique des personnes habilitées à offrir cette prestation. En commançant par les taxis vaudois. Le marché intérieur suisse existe, que diable !

Et puis, diable pour diable, si la situation se détériorait à un point jugé trop grave par l'autorité, pourquoi ne pas ouvrir, dans les mêmes conditions, le canton aux taxis des départements français limitrophes ?

Ce serait la réponse du taxi extérieur au taxi intérieur. Moins romantique que celle du berger à la bergère, mais assurément aussi efficace, qui permettrait de retrouver le chemin de la raison. Après tout, Swissport va bien chercher du renfort hors du canton.

lettres de lecteurs et blogs: deux poids, deux mesures.

Une démission des éditeurs, une quête trop souvent réussie d'irresponsabilité juridique dans un domaine encore flou, peu régulé, voilà à quoi ressemble de plus en plus clairement les blogs des journaux. La Tribune de Genève ne fait pas exception, au contraire. Avec, à la clé, la création d'une inégalité de fait dans la contrétisation de la liberté d'expression. Entre la lettre de lecteur physique envoyée à son journal et un "post" sur l'un des "blogs" de ce même journal, le simple fait de passer d'une édition physique à une édition électronique, du français au franglais semble gommer toute responsabilité pour l'éditeur, trop heureux de s'en décharger sur le blogueur. Comme s'il ne craignait pas de donner à penser qu'il anticipe la disparition de sa rédaction, un centre de frais, au profit (!) d'un fil de news d'agences électroniquement gérées ! D'où cet appel à la responsabilité sociale de l'éditeur, et dans le cas de la Tribune, d'edipresse.   

Y aurait-il alors deux types de lettres de lecteurs ? Celles de l'édition physique, contrôlées, limitées, coupées le cas échéant, mais aussi estampillées - la lettre du jour - par une rédaction qui exerce un contrôle a priori. Qui témoigne dela sorte de sa vigilance sur leur contenu, ni injurieux, ni grossier, ni diffamatoire, ni calomnieux, respectueux au fond comme à la forme des normes légales. Et puis celles de l'édition virtuelle, où l'éditeur se fie au sens des responsabilités du blogueur, où le contrôle n'intervient, au mieux, qu'a posteriori. Ce qui revient à transférer à celui-là un sacré fardeau dont il use et trop souvent mésuse. Surtout dès que la haine de l'autre est de la partie. Et les blogueurs de se répondre comme des boxeurs, sans jamais craindre les coups bas que l'anonymat favorise. Il suffit de lire les réactions suscitées en cette fin d'année par deux articles de la Tribune, l'un sur ce que Genève ristourne à la Haute-Savoie grâce à l'imposition à la source des frontaliers, l'autre sur Genève qui a cassé ses barrières en 2009.  

Or cette évolution représente une démission non acceptable de l'éditeur. L'exercice de la liberté d'opinion ne suppose pas un soutien aveugle, que d'aucuns pourraient regarder comme lâche, des médias à quiconque s'en empare, au motif ou avec l'excuse de l'absence de limite physique du web, contrairement au nombre de pages limité de l'édition sur papier. Cet exercice suppose au contraire une surveillance, un parrainage, une sélection éclairés, délégués à la rédaction électronique, à l'aune des moyens offerts à son équivalent physique. Sinon, on court le risque d'abolir toute inhibition, on n'est pas loin des appels à l'exclusion, au lynchage, de la haine de l'autre à l'état brut qu'on a pu voir dans le débat sur le Ceva et qui reviendra au détour de tout sujet à composante protectionniste, du chômage au cassis de Dijon, de la mise en oeuvre des accords bilatéraux à la présence de certaines communautés en Suisse. Loin d'avoir affaire à des citoyens, on cède aux pirates de la démocratie.

Cela implique qu'un entrepreneur "socialement" responsable - un éditeur ne se doit-il pas d'être exemplaire à cet égard ? - ne peut développer que ce qu'il domine. Une nouvelle offre de prestations suppose un ensemble de précautions. Ce qui est exigé de toute entreprise qui met sur le marché de nouveaux produits vaut aussi pour les médias. Ces précautions supposent des moyens, pas seulement technologiques, mais aussi humains. Et donc des arbitrages. Mieux vaut renoncer que faire à moitié, ou mal faire. Voire contribuer à (laisser) faire le mal. Que ne reproche-t-on pas aux armuriers et autres vendeurs de canons dont on exige, à juste titre, qu'ils contrôlent l'identité de leurs clients. Aurait-on oublié que la langue - ou le doigt sur une touche de clavier - peut être la meilleure ou la pire chose du monde ? Ou faudra-t-il que la politique se mette à légiférer pour obliger les médias à modérer a priori les blogs qui sont de leur ressort ? Ce qui n'a pas été nécessaire pour les lettres de lecteur traditionnelles. Da capo.

Ce souhait pour 2010 n'en prend que plus de relief: si les éditeurs ne prennent pas au sérieux les responsabilités qui accompagnent leur métier, ils y perdront en crédit, et peut-être en liberté de manoeuvre (Les doubles sens sont permis...) En cette fin de 2009, une chose est sûre: la démocratie y a perdu en dignité. Et l'excuse des passions à laisser s'épancher n'est pas recevable, quand elles se voient incitées au défoulement.

Petit bénéfice collatéral de cet appel: en créant des postes de modérateurs - un cent, mille ! -, les médias apporteraient leur pierre à la lutte contre le chômage. Un bénéfice irréaliste, au vu de la crise qui ne les épargne pas...  

 

De la Justice !

La Justice américaine en général; et dans le domaine de la voile en particuliers, est à la Justice ce qu'une fanfare militaire est à un orchestre de chambre !

Valeurs de droite obligent !

         Dans le cadre solennel d’une cathédrale Saint-Pierre remplie jusqu’au dernier rang, après avoir prêté serment en s’approchant des Ecritures[1], le nouveau conseil d’Etat genevois a fixé le cap de la législature. Les accents donnés à son discours par son président, François Longchamp, n’ont pas manqué d’ambitions sélectives. Le temps du « ni-nisme » - ni hausse d’impôts, ni baisse de prestations - est bel et bien révolu[2]. Valeurs bourgeoises et républicaines, projets étatiques d’infrastructures et réponses aux défis du temps présent pour Genève ont ainsi trouvé la place qu’ils méritaient.

         La juste valorisation de l’effort et du travail a souligné que la richesse d’une nation ne naît pas du hasard, mais de la volonté de ses citoyens.  On n’aura pas célébré le nom de Calvin en vain pendant toute une année. A cette réserve près que l’alma mater n’a pas eu droit à la moindre mention : son 450ème anniversaire préfigure-t-il son chant du cygne ? Pas un mot non plus de la HES genevoises qui n’offre même pas au gouvernement le prétexte d’être autonome, comme l’uni, pour être oubliée. Au fond, un mot, une valeur manquait qui aurait compensé ces carences : l’excellence.

         En revanche, l’accent mis sur la sécurité, « première de nos libertés », a mis en évidence la volonté de cohérence d’une majorité gouvernementale désormais à droite avec son programme et son succès électoral. Les effectifs supplémentaires demandés pour la police devraient lui être accordés par un parlement partageant les mêmes buts, une fois assuré le retour à une durée du travail débarrassée de sa machine infernale à heures supplémentaires.

Quant au respect de la population pour les forces de l’ordre, il passera par le respect de l’ordre - et des ordres - par ces mêmes forces. C’est aussi cela, « repenser les valeurs qui animent la police, sa manière d’être commandée, le fonctionnement de son état-major et son sens des priorités ». La mise hors d’état de nuire des « zizous » et autres dealers[3] doit l’emporter sur le contrôle du port de la ceinture de sécurité, important mais pas essentiel. Sacrée mission pour Isabel Rochat, dont le courage d’avoir repris les rênes d’un département ne peut que susciter un fort soutien politique, sacré défi pour une hiérarchie policière mise au pied du mur !

L’esprit de Genève, fait de dynamisme et d’ouverture sur le monde et la région - un angle d’attaque aussi choisi par le président du Grand Conseil dans son allocution - devrait trouver plusieurs pistes de concrétisation. Pas seulement sur le tarmac d’un aéroport apte à accueillir de gros porteurs, mais aussi dans la colline de Pinchat, bientôt percée, avant celle de Champel, pour permettre le passage du RER transfrontalier, et aussi par-dessus ou dessous un lac qui devra rapprocher et non plus séparer les habitants de ses deux rives. La mobilité, dans toutes ses formes, doit retrouver droit de cité. Ce conseil d’Etat est donc collectivement tenu d’exhiber son permis de conduire. Pour le permis de construire 10 000 logements en quatre ans, et de jeter les fondations du PAV, il lui reviendra de convaincre une majorité de ne plus écouter les sirènes des bloqueurs.   

Afin de mener à bien ces projets qui ne sont pas que d’infrastructures, des moyens importants seront nécessaires. L’ouverture aux entreprises multinationales, l’importance du secteur financier ont fait judicieusement l’objet d’attentions particulières. Les entreprises locales n’ont pas été oubliées, qui devraient enfin voir une réforme radicale ( !) de la taxe professionnelle. Ce ne sera pas de trop pour permettre une sortie de crise à ceux qui financent directement ou indirectement, par les emplois créés, les projets dont Genève a besoin.      



[1] Ah les pudeurs d’une République qui a refoulé le rôle d’une Eglise nationale, sans imaginer que le vide ne le resterait pas !

[2] D’autant que le peuple a plébiscité un allégement de la fiscalité sans effets, à ce jour, sur la générosité d’un Etat très providentiel.

[3] Pour ne prendre que cet exemple, la fin du marché de la cocaïne au Parc St-Jean est impatiemment attendue par ceux qui sont contraints de le traverser.

Intermittents du spectacle et bains des Pâquis

D'un côté on a voulu "arranger" les contrats de travail de certains comédiens pour faciliter l'accès de ceux-ci au chômage. "Secret de polichinelle" s'exclament maintenant de nombreux directeurs de Théâtre. De l'autre, des boulangers et autres artisans divers qui eux, n'ont pas de recette de polichinelle pour améliorer leur rente de chômeur ... Trouver toutes les solutions possibles pour diminuer la subvention aux Bains des Pâquis, tant certain semblent agacés par le succès de cet endroit probablement un peu trop "alternatif" pour la bien pensance, mais tellement chouette !
 
 
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